Les faïences françaises - menus
Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 23

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 24

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 25

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 26

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 27

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 28

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 29

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 30

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 31

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 32

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 33

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 34

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 35

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 36

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 37

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 38

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 39

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 40

Warning: mysql_query() [function.mysql-query]: A link to the server could not be established in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 41

Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/menus.php on line 42

Les Islettes ou Le Bois d'Epense, la fondation de messieurs Martin et Jouëtre




Fondation du bois d'Epense dans la Marne.Fondation du bois d'Epense dans la Marne.martin jouetre


Le village des Islettes fait partie de l'ancien Clermontois lorrain et se trouve dans le département de la Meuse. La faïencerie se trouvait au hameau du Bois d'Epense, dans le département de la Marne, tout juste séparé des Islettes par la rivière Biesme. Jusqu'à la fin du XVIII ème siècle, la faïencerie fut connue sous le nom de faïencerie du bois d'Epense.


Une publication sur les faïences dites des Islettes peut paraître une gageure, tant il subsiste aujourd'hui d'incertitudes quant à l'attribution à ce centre d'une pièce en faïence de l'Est de la France.

En effet, les faïences des Islettes, en l'absence d'une étude scientifique publiée à ce jour, sont encore confondues dans la très importante production réalisée à la fin du 18ème et au début du 19ème siècle à Lunéville, St Clément, Rambervillers, Epinal, ainsi que dans les petites fabriques de l'Argonne... rangées, par confort ou ignorance, dans une appellation « Est de la France ».

Cependant, ces dernières années, la mise à jour de tessonnières au Bois d'Epense (Marne), sur le lieu de production, a permis de lever en partie le voile sur l'abondante production de la famille Bernard. Ces tessons ont souvent confirmé tant par leurs formes que par des fragments de décors les attributions aux Islettes de pièces figurant dans des collections de la Marne, des Ardennes et de l'Aisne... Mais sans apporter de révolution ni remise en cause des attributions de tradition orale.

Encore moins connue est la production de grand feu qui a été considérable : la découverte de tessons, en particulier à décors de coqs, a permis d'identifier ensuite des pièces intactes, qui jusqu'à présent étaient classées « Argonne ». Quelques exemplaires sont présentés dans cet ouvrage, leur ressemblance est très forte avec certaines productions de Waly (Meuse), petite fabrique proche des Islettes.

Les auteurs anciens comme DEMEUFVE ou LIENARD (1877) (*) ont rapporté des témoignages visuels ou recueillis oralement à leur époque auprès de personnes ayant été proches des acteurs du Bois d'Epense. Ils ont décrit des pièces ou des décors que l'on trouve encore dans les collections.

D'autres auteurs contemporains ont balayé sans appel ces témoignages anciens au motif qu'ils n'avaient aucun fondement scientifique... semant le trouble chez les collectionneurs en attribuant, sans aucune base scientifique non plus, les pièces argonnaises comme issues de «Lorraine » ou « région de Lunéville »... réfutant la forte tradition orale encore très présente dans la région du Bois d'Epense et de la Marne en général.

L'une ou l'autre de ces positions pêche sans doute par excès, et en l'absence de fouilles archéologiques sur la tessonnière le doute sera toujours important... Mais, faut-il pour autant laisser dans l'oubli ou le mépris ces céramiques dont la qualité n'a rien à envier à celle d'autres centres connus ?

Il y a un juste milieu à trouver entre les recherches archéologiques, fort instructives certes, mais souvent pauvres en révélations de décors, et les attributions résultant de la tradition orale, surtout quand elles concernent un nombre si important de pièces encore présentes dans les environs de leur lieu prétendu de production.

Si personne ne peut contester le sérieux et les riches enseignements qu'apportent des fouilles sur l'emplacement d'une manufacture, il faut objectivement reconnaître, qu'à de rares exceptions près, elle ne donnent qu'une photographie très réductrice d'un endroit, d'une période, d'un type de production... Elles apportent des bases solides, mais dont les résultats sont toujours élargis par les comparaisons ultérieures faites dans les collections privées ou publiques. Ces deux postulats retrouvant ainsi leur complémentarité.

Les fouilles menées au Bois d'Epense illustrent ces propos : si elles se sont avérées d'une richesse exceptionnelle en nombre de tessons, elles n'ont pas révélé de formes inconnues préalablement. Quant aux décors, les milliers de tessons décorés mis à jour ont été particulièrement décevants. Cette tessonnière ne représente qu'une infime partie de la très importante production des familles BERNARD.

Le but de cette « exposition virtuelle » n'est absolument pas de prétendre à un inventaire indiscutable de la production du Bois d'Epense, souhaitons que des spécialistes y parviennent un jour.... Une attention particulière a été portée à la sélection de pièces dont beaucoup sont restées dans des familles issues de la région proche du Bois d'Epense, d'autres ont été ajoutées par comparaisons et analogies.

La passion, parfois démesurée, des collectionneurs, a été tempérée par celle, plus objective, de l'antiquaire spécialisé...

Ensemble, nous souhaitons déposer une petite pierre dans le jardin de la connaissance, mais aussi faire partager la joie d'une collection pour les uns, des découvertes pour l'autre. L'amour des beaux objets peut avoir une place à côté de la rigueur scientifique, n'oublions pas que si nous pouvons admirer ces faïences deux siècles après leur fabrication, c'est parce que certains les ont gardées et sauvées de l'oubli... Sans pour autant se poser trop de questions sur leur provenance. Si demain certaines pièces de cet album sont réattribuées à Lunéville ou Rambervillers, tant mieux ... c'est que la connaissance des faïences de l'Argonne aura progressé.

Jean Paul FUSAY

Texte d'acompagnement du cédérom sur les Islettes de Monsieur FUSAY.


1735-1742

Henri Louis LECLERC fonde une manufacture de faïence au Bois d'Epense en 1735. ll s'agit pour lui d'un second établissement, puisqu'il exploite déjà une autre manufacture à Clermont en Argonne (Meuse). Issu d'une famille de faïenciers, il est le fils de Nicolas LECLERC qui a fondé une manufacture à Waly (Meuse). On ne peut attribuer de façon certaine la moindre production à cette période.

1765- 1800

Le véritable essor de la manufacture du Bois d'Epense commence par l'entreprise commune des deux frères BERNARD ; François et Jacques-Henri , qui créent, vingt trois ans après la fermeture des LECLERC, une manufacture au Bois d'Epense (on ne sait si l'emplacement est le même). François sera à l'origine de la courte dynastie des BERNARD qui ont fait le renom de cette fabrique qui deviendra l'une des toutes premières de France par l\importance de la production.

Les deux frères sont issus d'une lignée d'ouvriers faïenciers, ayant exercé à la fabrique LECLERC de Clermont en Argonne toute proche.

Jacques-Henri disparaît des écrits anciens qui attribuent le développement de la fabrique au seul François. En effet, il a très vite attaché à son service une multitude de peintres ou ouvriers qualifiés qu'il débauchait des grandes manufactures proches : Toul, Lunéville, Rambervillers, débauchage qui ne manqua pas de fâcher certains de ses concurrents qui lui intentèrent un procès.

C'est sous la direction de François que la technique de petit feu fut introduite au Bois d'Epense, avec le succès que l'on connaît, contrairement à d'autres centres de tradition de grand feu qui ne parvinrent pas à opérer la reconversion salutaire qu'exigeait le nouveau goût de la clientèle à la fin du 18° Siècle. Pendant toute la durée de l'exploitation par François BERNARD, les deux techniques ont cohabité. Aujourd'hui la production de grand feu est très mal connue, souvent confondue avec celle des autres manufactures de l'Argonne voisines, et plus particulièrement Waly. Parmi les peintres qualifiés qu'il a recrutés figuraient les DUPRE père et fils dont nous reparlerons dans le chapitre « Les décors des maîtres peintres ».

François BERNARD laissait à sa mort en 1800 une manufacture en plein essor, employant une centaine d'ouvriers, ce qui, à l'époque, était tout à fait exceptionnel...

1800-1840

Jacques-Henri BERNARD, second du nom, neveu du premier, fils de François, reprend la manufacture à la mort de son père.

C'est au cours de cette période que le développement de la fabrique va s'intensifier de façon remarquable, Liénard écrit que trois cents ouvriers y étaient employés.

Jacques-Henri BERNARD saura s'attacher le concours d'ouvriers très qualifiés, non seulement des maîtres peintres qui nous ont laissé toutes ces scènes touchantes de l'imagerie populaire, mais aussi des techniciens qui mèneront d'incessantes recherches pour accroître la palette de petit feu. De nouvelles couleurs furent élaborées que l'on retrouve en particulier sur les oiseaux et les habits des personnages peints sur les grands plats, résistant de ce fait plus longtemps que d'autres manufactures à la concurrence des faïences fines et à l'évolution de la mode qui en ruinera beaucoup.

On sait que son épouse Marie PARPAITE (la fameuse Madame BERNARD) prit une part importante dans la direction et la gestion de la manufacture. Il est permis de supposer qu'à l'instar des épouses des faïenciers de cette époque, elle assurait la direction artistique de la production. A son décès en 1836, la manufacture passe aux mains de ses enfants qui ne sauront pas continuer l'oeuvre de leurs aînés et cèderont rapidement au profit des frères GODECHAL en 1840.

1840-1848

les frères GODECHAL tenteront de résister à la pression du changement de goût de la clientèle qui se tournait de plus en plus vers les faïences imprimées ou les productions modernes des grands centres industriels lorrains.

Il existe une production particulière qui leur est attribuée : les décors dits « au poncif apparent »

Il s'agit d'une technique de décoration inconnue dans d'autres centres, et qui s'inspire de la technique des faïences imprimées : le dessin du décor est tracé au poncif sur la pièce émaillée et cuite en blanc. Après cuisson, ce poncif apparaît en noir sur l'émail blanc, exactement à la manière des anciens albums à colorier, il suffisait de remplir de couleurs ces dessins préparatoires et de procéder à une cuisson au petit feu. Ce procédé, pré-industriel était censé économiser sur le temps de réalisation mais aussi et surtout sur le salaire des ouvriers peintres dont la qualification était réduite au minimum, de même que leurs salaires.

Malgré cette tentative d'économie de coût de production, les GODECHAL durent se résigner à cesser leur activité en 1848.

On fabrique du grand feu à l'origine des Islettes. Des décorateurs de Lunéville et Toul sont embauchés vers 1785 et le nombre d'ouvriers s'accroît rapidement. Vers 1800, l'introduction de nouveaux fours et le perfectionnement du petit feu ont amélioré la qualité et l'aspect des produits et par là même la prospérité des Islettes.

Quelles sont les caractéristiques des produits des Islettes ?

Les produits ne sont pas marqués, seuls quelques cadeaux présentent un sigle ou monogramme.

La terre est issue des Islettes où de la Grange Aux Bois, la pâte est jaunâtre et lourde, l'émail stannifère n'est pas aussi blanc que celui de Lunéville par exemple. Les couleurs des pièces de grand feu présentent un vert olivâtre, un rouge passé à l'ocre rouge, un jaune brillant et un bleu proche de l'outremer. Les couleurs de petit feu évoluent avec la période pour devenir, après 1800, des teintes très éclatantes: carmin violent, vert cuivre profond, jaune citrin ou orangé foncé, bleus variés. Les formes sont variées: assiettes et plats à bord chantourné de type Louis XV, saladiers, compotiers, drageoirs, fontaines, pots, cruches dites Bacchus, vases de pharmacie, bénitiers, statuettes polychromes. Les formes sont voisines de celles de Lunéville.

La fondation du Bois d'Epense est située sur l'emplacement de l'ancienne manufacture. Tourner à gauche avant d'entrer dans le village des Islettes en venant de Sainte-Menehould pour rejoindre le site à quelques centaines de mètres.

Dans le village même se trouve un antiquaire chez qui l'on peut acheter des assiettes anciennes. Il n'existe plus de fabrique aux Islettes et ce que certains présentent comme des pièces dites "décor Islettes" ne sont que de vulgaires contrefaçons ou de la production actuelle de de la fabrique de Lunéville.

A l'époque où la faïencerie fonctionnait à plein régime, il y avait beaucoup d'habitants aux Islettes. Les effectifs ont comptés jusqu'à 300 ouvriers. Maintenant c'est un petit village tranquille et agréable où l'on trouve beaucoup des résidences secondaires de rémois et de châlonnais.


Les décors les plus connus.

anectdotesarchitectureanimauxpichets bacchuschinoiscoqemblemesempirepopulairefleursfleursoiseauxoiseauxpersonnagesportraitsrevolutionnairestatuettes
logo

Pour tout savoir sur Les Islettes, procurez vous le cédérom réalisé par Jean-Paul FUSAY, antiquaire spécialisé, installé à Reims.

M. Jean-Paul FUSAY
Faïences régionales des XVIIIe et XIXe siècles
18, Avenue Jean Jaures
51100 REIMS
Tél : 03 26 40 35 84 - Fax : 03 26 97 44 88
Email : c.ramic@atelier-st-antoine.com
www.atelier-st-antoine.com




Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/104/sda/0/1/faiencerieargonne/faienceries argonnaises/islettes.php on line 247