Les faïences françaises - menus
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Les techniques de fabrication des carreaux du Beauvaisis


Le passage de la technique des carreaux de faïence stannifère de la Picardie vers le Beauvaisis semble relativement simple à comprendre. Ce transfert technologique s'est effectué par le déplacement en direction du Sud de «céramistes qualifiés du Nord» lorsque ont été créées très tardivement vers l'extrême fin du XVIIIe et les toutes premières années du XIXe siècle, les deux faïenceries Beauvais de l'Italienne à Goincourt et de Saint-Paul. La diffusion du potentiel technologique s'est faite par des contremaîtres faïenciers et des peintres qui ont apporté avec eux tout leur savoir-faire.

QU'EST-CE QU'UN CARREAU DE FAIENCE ?

Les carreaux stannifères sont faits d'une pâte poreuse colorée recouverte d'un émail vitrifié blanc rendu opaque par de l'oxyde d'étain, d'où le nom de faïence stannifère qu'on leur donne.

MATIERES PREMIERES EMPLOYEES

Les fabricants du Beauvaisis utilisaient les argiles communes locales : argiles ferrugineuses du Pays de Bray, argiles plastiques des environs de Noailles et sables fins de Ponchon. A partir de ce fond de pâte rendu suffisamment plastique, les fabricants ajoutaient soit du sable, soit des débris de carreaux biscuités finement broyés. Ce mélange de ces matières premières était mis à tremper dans de l'eau dans des bassins d'évaporation puis malaxé au pied. Chaque fabricant possédait sa propre composition qui était sujette elle-même à de nombreuses variations ...

PRÉPARATION DE LA PATE ET FAÇONNAGE:

La pâte malaxée et bien plastique passait aux mains des mouleurs, ouvriers spécialisés qui obtenaient des carreaux dans des moules en bois carrés aux dimensions approximatives de 11 cm sur 11 cm.

Après raffermissement sur des planches disposées sur un rayonnage, les carreaux crus étaient rebattus et retaillés aux dimensions d'un calibre en métal puis séchés en pile.

PREMIERE CUISSON:

Les carreaux subissaient ensuite deux cuissons. L'une en biscuit dite au «feu de dégourdi» à 1000 °C et l'autre à 900°C pour la cuisson de l'émail stannifère. Les fabricants de carreaux du Beauvaisis se servaient de petits fours carrés à 2 étages, à flammes directes et chauffés avec des fagots (ou fatrouilles).

Les dimensions de la chambre de cuisson variaient entre 1,50 m et 2 m de côté sur 2 m de haut. Les carreaux crus étaient placés dans le haut du four, le bas étant réservé à la cuisson des pièces émaillées.

EMAILLAGE:

Les carreaux biscuités sont ensuite émaillés par aspersion. Un ouvrier tient le carreau de la main gauche au-dessus d'un cuvier rempli d'émail, dont il projette une petite quantité sur le carreau à l'aide d'un gobelet. Il lui donne un mouvement d'oscillation pour égaliser l'épaisseur, il laisse sécher puis il gratte les bavures.» (E. Greber).

L'émail utilisé était obtenu de la manière suivante : on commençait par préparer un alliage d'oxyde de plomb et d'oxyde d'étain renfermant 12 à 15% d'étain, puis on le chauffait dans de petits fours spéciaux jusqu'à oxydation complète. Le mélange d'oxyde de plomb et d'oxyde d'étain ainsi obtenu portait le· nom de «Calcine». Les autres éléments qui entraient dans la composition de l'émail étaient le sable de Decize et le sel.

L'émail après avoir subi la fusion était réduit en poudre impalpable à l'aide de meules puis il était délayé dans l'eau de manière à obtenir une bouillie claire. Le biscuit, poreux, absorbait l'eau et l'émail restait pulvérulent à .la surface du carreau. Ce biscuit émaillé était· ensuite décoré.

DECORATION SUR EMAIL CRU:

Le décor était posé de plusieurs façons:

  • à la main-levée au pinceau pour les motifs décoratifs uniques

  • au poncif pour les motifs réalisés principalement au cours de la première partie du XIXe siècle.

  • au pochoir pour la décoration de type industriel (plutôt dans la seconde moitié du XIXe siècle) .

Le Poncif:

C'est une technique de décoration issue du XVIIIe siècle. Le poncif est un carton comportant des trous d'épingle qui dessinent les contours d'un motif que l'on veut~transposer sur la surface du carreau à décorer. En frappant avec une poncette chargée de poudre pulvérulente de charbon animal, on obtient des lignes de petits .points qui donnent l'esquisse du dessin.

Il existait des carnets de cartons perforés pré-décorés qui circulaient de faïenceries en faïenceries suivant le passage de tel ou tel peintre-décorateur.

Le Pochoir :

C'est une fine lame de laiton ajourée aux dimensions du carreau bis cuité et qui présente le dessin à reproduire. Très souvent il y a utilisation de plusieurs pochoirs sur un même carreau. L'un peut servir à tracer des traits géométriques d'un certain coloris, tandis que la pose d'un deuxième pochoir permet une décoration supplémentaire à l'intérieur du premier cadre géométrique créé à l'aide d'un deuxième coloris.

Les 2 couleurs dominantes des carreaux beauvaisins du XIXe sont le Bleu produit par l'oxyde de cobalt et le Violet par l'oxyde de manganèse (plus de 80% de la production).

Ces colorants sont associés à une certaine quantité de fondant formé de sable et de plomb fondus ensemble et après un broyage parfait sur meules le mélange est délayé dans de l'eau.

Les peintres faïenciers doivent exercer leur art avec beaucoup de précision car la couleur pénétrant dans l'épaisseur de la couche d'émail cru ne peut pas être enlevée dans le cas où elle n'est pas déposée du 1 er coup à l'endroit exact qu'elle doit occuper.

DEUXIÈME CUISSON: vers 900° C

Elle se fait dans la partie basse du four.

Les carreaux décorés étaient disposés verticalement, dos contre dos, les faces émaillées en regard et à quelques millimètres de distance. Pour les maintenir ainsi, on les asseyait très légèrement sur deux petits colombins de pâte molle. L'enfourner réalisait des rangées horizontales, sortes d'échappades sur toute la largeur du four. Les côtés latéraux étant protégés par des carreaux de rebut en biscuit. Les piles étaient montées jusqu'à mi-hauteur du four qui était complété avec du cru.

Les carreaux une fois défournés étaient transportés dans un atelier pour y être vérifiés. On les classait par premier choix, deuxième choix et solde. Les déchets étaient appelés «casseaux» à Ponchon, les chemins creux en sont encore aujourd'hui remplis.